Voyage en Dominique
Chapitre 23 :
« Middle Falls et la vallée des perroquets »
Dernier réveil en Dominique. Il est très tôt, et nous
en profitons pour faire les valises, sans entrain, en
attendant que Didier donne le signal pour le petit-déjeuner....délicieux,
comme d’habitude ! Pan-cakes – confiture et jus
de goyave . Le temps est couvert aujourd’hui, et
Didier m’assure que c’est à cause de nous, que « La
Dominique pleure parce que nous partons aujourd’hui ».
Nous prenons notre temps, Seb parle « internet »
avec Didier pour des échanges de liens, pendant que
je prends des photos de l’hôtel et discute avec un nouveau
couple arrivé hier.
Puis nous nous mettons en route, avec Didier , Dyle
et Blanche ‘(la chienne noire ! ) direction la
trace des Middle Falls, non trouvée hier matin. Nous
traversons à pied la « vallée des perroquets »
, mais nous ne pourrons malheureusement en observer
aucun : le temps s’est certes dégagé, mais il reste
nuageux, et surtout des aigles survolent la zone. Nous
avons ependant bien entendu les perroquets, vu les branches
bouger, mais aucun plumage vert et rouge ! La balade
valait cependant le coup, puisque nous avons remonté
le cours de la petite rivière, jusqu’à la cascade,
où nous avons pu déguster à pleines mains l’eau
pure et limpide, délicieuse, qu’ils mettent d’ailleurs
directement en bouteilles sur l’île , ce qui explique
qu’il est donc interdit de se baigner. En revanche,
nous avons encore appris beaucoup grâce aux « astuces
de survie en forêt » dispensées par notre baroudeur
de Did ‘ ! Ainsi, nous avons admiré différentes
espèces d’arbres ,
comme les caféiers,
papayers, bananiers, passiflores, citronniers

( dont nous avons d’ailleurs découvert comment
on pouvait en extraire du jus sans les fruits, simplement
en broyant les feuilles additionnées d’eau et de sucre !
), de feuilles,
comme les « capi »,
aux jolies ramures d’un vert très intense, dont raffolent
les chèvres...ou encore comment se substenter des graines
présentes dans la crosse centrale des fougères arborescentes,
au goût inattendu et très agréable de noisettes !


Sur le chemin du retour à l’hôtel, j’ai rejoint
Seb à l’arrière du pick-up de Didier, et c’était vraiment
les montagnes russes : youhou !
A l’hôtel, nous avons dégusté un dernier lait de coco,
à même la noix, percée d’un trou pour y passer la paille,
et nous avons fait nos adieux à Dyle, qui repartait
elle aussi ,pour la Martinique, mais en bateau, et à
Dana et Did’, qui devraient se rendre à Saint –Martin
prochainement, et à qui nous promettons de rester en
contact. Nous sommes un peu bluesy. C’était un séjour
vraiment extraordinaire, enrichissant à tous points
de vue : culturel et humain...
Chapitre 24 :
« Emerald Pool et le territoire Caribe de
la Réserve Indienne »
Nous voilà donc partis pour une ultime balade qui
va nous conduire tout doucement jusqu’à l’aéroport,
de Salisbury à Marigôt, en passant par Layou, Pont Cassé
et Castle Bruce, charnière où nous remonterons par la
réserve indienne. Sur la route, nous serons émerveillés
des centaines de fois, chaque virage offrant un paysage
différent, plus sublime encore...En chemin, nous nous
arrêtons au site d’ « Emerald Pool »,
classé patrimoine mondial par l’Unesco, et on comprend
pourquoi !! Quinze minutes seulement de marche
dans la forêt,


sur des sentiers faciles et balisés, et on arrive
, guidés par le son de l’eau, à une petite cascade
se déversant dans une cavité naturelle,
beau bassin tout rond, abritant une eau d’une limpidité
incroyable , et offrant un camaîeux de verts :
turquoise, émeraude, bleuté....C’est un endroit
magnifique , frais et reposant, presque magique,et
on ne serait pas étonné de voir apparaître une fée sous
la cascade.
Après une courte baignade ( l’eau nous semble frâiche,
et surtout nous sommes malheureusement pressés par le
temps) , nous nous remettons en route pour la longue
remontée littorale, bordant le territoire Caribe, en
réserve indienne. La végétation est aussi belle, les
villages aussi typiques, et aussi propres et coquets,
seuls quelques huttes en bordure de route, exposant
l’artisanat indien ( paniers, sacs tressés, masques,
colliers, objets en bois...)



et les nouveaux visages croisés, au teint plus clair,
et aux cheveux plus lisses, nous indiquent que nous
sommes en territoire indien.
Chapitre 25 :
Bye-Bye Dominica...
Arrivée à l’aéroport, c’est le coeur serré que nous
décollons : Goodbye , « Nature Island »
comme elle est surnommée, et ce surnom lui va très bien,
tant est elle généreusement naturelle dans sa diversité
botanique, animale, et ethnique ; et naturellement
généreuse dans son accueil chaleureux, dans le sourire
et dans la gentillesse de ses habitants, dans son art
de cultiver le jardin des petits plaisirs simples de
la vie ...Nous y retournerons , c’est sûr !
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