Voyage en Dominique
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MERCREDI 24 Mai 2006 - 15H30 (Heure locale)
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Chapitre 1 :
Décollage de Saint-Martin
J’ai eu deux heures de cours avec les 5ème,
et à 10 heures, je pars à Grand-Case pour les ultimes
courses avant de prendre Seb au bureau au passage.
A Juliana Airport, nous découvrons le petit coucou
« Caribbean Sun » qui ne compte que 36 places
et qui va nous emmener jusqu’à Antigua, où nous attend
notre correspondance pour la Dominique. Premières impressions
de vol : ça secoue plus que dans Air France !
J’ai pu filmer les plages turquoises de Maho vues d’en
haut, c’est vrai que c’est beau !

Airport Pilote
Je n’imaginais pas Antigua si grande, et si plate,
sans relief. Sur place, nous ne sommes pas guidés, personne
ne se préoccupe de nous et il n’y a aucun panneau indiquant
les portes d’embarquement, alors que nous avons peu
de temps de battement.....Soudain, je vois Seb piquer
un sprint, alors qu’une hôtesse appelle au micro les
« passengers » du vol n° 624, avec un accent
terrible : « Miss Wawinas and Mister Woussellll » :
c’est nous ! Résultat : on se retrouve à courir
sur la piste pour s’engouffrer dans un autre tout petit
avion baptisé cette fois-ci « Carribean Star » :
il n’y a plus de place, les gens se sont installés où
bon leur semblait, et nous nous retrouvons séparés,
Seb au fond à droite et moi en tête à gauche :
snif ! J’avais imaginé mieux pour notre découverte
aérienne de l’île !
Vue aérienne sur les palmeraies...
Chapitre 2:
Hello Dominica
Notre point de chute surgit des nuages quelques trente
minutes de vol plus tard, (après avoir pu identifier
La Désirade, la Guadeloupe, Marie-Galante et les Saintes !
) et c’est un instant d’intense émotion ! D’abord
des falaises ocre et pourpre vertigineuses, plongeant
dans une mer lisse d’azur, puis des montagnes moutonneuses,
recouvertes d’une épaisse végétation, et de cocotiers
par milliers ! Que ça change des collines pelées
de Saint-Martin, que nous baptisons avec Seb de « bosses
de dromadaires » ! Atterrisage un chouïa abrupt
sur une piste minuscule coincée entre montagne et mer
. Découverte d’un aéroport « liliputien »
et premier contact avec les douaniers dominicais, très
sympathiques et souriants. Les formalités d’arrivée
dans le pays passées, on récupère bagages et voiture
de location, qui nous attend au comptoir « Budget »,
juste à la sortie de la salle ! Nous héritons d’un
magnifique 4*4 rouge flamboyant ( agréable surprise
quand on connaît l’état des véhicules aux antilles !
) équipé d’une clim’. Le séjour s’annonce de bon augure.
Ici, on roule à gauche....volan à droite !
Chapitre 3 :
Une rencontre surréaliste en Dominique
Pendant que Seb s’éloigne avec l’hôtesse de « Budget
Car rental » pour récupérer la voiture, j’engage
la conversation avec un jeune homme tout sourire, qui
nous suit depuis notre arrivée, en répétant toujours
la même phrase « insurance for a beautiful car ? »
, mais dont je vais très vite comprendre que si je lui
parlais en chinois, cela ne changerait pas grand-chose,
non pas à cause de mon irrécupérable accent anglais,
mais surtout parce qu’il est « dans son monde » :
dialogue surréaliste ! J’essaie de répondre à ses questions,
et entre dans son jeu, car j’ai remarqué qu’ il imite
en fait les officers de l’aéroport, posant les questions
d’usage des fiches de renseignements des touristes :
en effet, il tient devant lui un morceau de carton,
sur lequel il trace des lignes interminables de petites
croix, à chaque fois que je réponds à une de ses questions !
Plus tard, l’hôtesse m’expliquera qu’il habite non loin
de là, est handicapé, et passe ses journées ici, qu’il
est gentil et ne fait de mal à personne.
En l’espace de dix minutes, trois monsieurs viennent
m’adresser leur recpect,( sourire éclatant et gros zoom
sur mon top décolleté ! ), s’assurant que je ne
vais pas rester coincée sans taxi, et m’offrant de m’accompagner
jusqu’à mon lieu de villégiature . Je remercie
poliment en souriant « I’m just waiting for my
husband who’s coming with a rental car ; thanks ! “.
Chapitre 4 :
En route pour Stonedge (Safari)!
En route pour trouver notre hôtel
« Stonedge », auquel on rêve depuis qu’on
l’a trouvé sur Internet, choisi en partie grâce aux
photos « déco safari » et surtout à la phrase
d’accueil du site : « Maniacs and snobs are
NOT welcome in Stonedge ! » . Il faut prendre
la direction du Sud , et compter une heure trente de
route. Carte sur les genoux, je m’applique dans mon
titre honorifique de co-pilote que je prends très à
coeur, pendant que Bibou découvre les joies du volant
à droite....et de la conduite à gauche !
Nous sommes eu-pho-ri-ques ! Ce voyage, on l’a
tant rêvé, et voilà qu’il devient enfin réalité sous
nos sens émerveillés . La vue d’abord, avec des paysages
grandioses à chaque virage ( et des virages, y en a
plein !!!! ), l’odorat, avec des parfums frais
et ennivrants de végétation , de terre humide, de sel,
de fruits , de fleurs.....L’ouïe avec ces bruits étranges
et nouveaux surgissant de la forêt tropicale qui semble
vouloir avaler la route : des « crac –crac »
des perroquets, des « couli-couli » des grenouilles,
et encore mille autres cris et craquements de branches,
bruissements de feuilles des habitants de la forêt :
marsupiaux, opposums...
La nuit tombe, et c’est une étrange sensation de se
retouver sur une route inconnue cernés par l’obscurité :
on s’imagine tant de choses aux ombres qu’on devine,
aux bruits qui grandissent à notre oreille aux aguets !
Sur la route sinueuse, Seb essaie d’éviter des dizaines
de gros crabes rouges qui traversent ! La mer n’est
pas loin, on le sait par la carte routière, et on le
découvrira le lendemain en réalisant que la route borde
les plages de galets !
Après deux heures de route à vitesse TRES réduite
, et quelques minutes de galère, on trouve enfin le
panneau de l’hôtel, mais il nous a fallu nous arrêter
« Chez la Doudou » pour demander des explications :
c’est vrai que l’entrée est relativement cachée du bord
de route, alors dans la nuit noire, on aurait pu passer
et repasser longtemps devant ! Nouvelle surprise :
c’est un véritable parcours du combattant pour y accéder :
un chemin semé de trous qui s’enfonce loin à travers
champs, et ça et là, deux panneaux de bois de 15 cm
gravés d’une flèche bleue : piste pour trouver
le trésor hôtelier !
Chapitre 5 :
Enfin arrivés à Stonedge Dominica!
Mais notre formidable accueil dissipe très vite l’appréhension
ressentie quelques minutes auparavant où nous n’étions
plus très sûrs de trouver ce fameux hôtel ! Didier,
le patron belge, avec lequel le contact avait été déjà
très sympa au téléphone, nous reçoit jovialement . Première
découverte des lieux extraordinaire : les photos
parlent d’elles-mêmes . Une vaste maison style
« Chalet suisse », très fleuri,
et une déco toute personnelle, puisque tout est fait
« main » : du toit au plancher, jusqu’aux
meubles, découpés grossièrement à la tronçonneuse, et
peints ensuite de couleurs vives, comme les bancs bleu.


Une grande table de ferme nous acceuille du desk,
et les chambres de l’étage sont en fait des cabanes
sur pilotis : des maisons dans la maison !
Un filet a été tendu entre le pilotis de droite et
celui de gauche, et de nombreuses plantes grimpantes
s’y entrecroisent avant de retomber pour un joli effet
« jungle » !
Jungle at home ...
On nous offre d’emblée le pot de bienvenue au bar
faisant office de séparation entre le séjour et la cuisine
ouverte, où pendent du plafond nombre de bouteilles
de « bon vin » vides suspendues à un fil de
pêche, mais aussi les ustensiles de cuisine quotidiens :
poêles, casseroles, louches....
Stonedge Kitchen...
Petit rhum-punch local pour Seb et jus de fruis frais
ananas- passion pour moi qui n’aime décidément toujours
pas le goût trop prononcé de l’alcool. Pendant qu’on
trinque, Didier en profite pour nous inscrire officiellement
sur le registre, et, amusé du petit nom que je donne
à mon chéri (rien ne lui échappe ! ) il écrit « Elodie
et Bibou » !
L’heure est venue de découvrir notre petit nid :
dans une sorte de hangar de bois bleu et jaune situé
en bas du jardin, 
derrière le « mini- golf » version «
remix » par Didier
Le parcours de golf.... « à la Stonedge » !
, une chambre avec lit en mezzanine, douche et toilettes.....rustiques !!!!
Là encore, les photos se passent de commentaires !


La douche....Les toilettes........les lits......
Mais c’est confortable, et très propre . Pour la douche
ou les toilettes, il faut demander à Didier qu’il ouvre
l’arrivée d’eau, et en effet : elle est froide !
Mais on s’y fait rapidement.
Rafraîchis et revigorés, nous retrouvons
le séjour pour un bon dîner : des spaghettis « bolognaise »
version Didier : c’est à dire aromatisées à la
« kubuli » ( bière locale UNIQUE, préparée
sur l’île : on voit d’ailleurs des dizaines de
panneaux publicitaires sur les routes, avec le logo
rouge et blanc). Un vrai délice , copieusement
arrosé par les nombreux verres de l’amitié offerts par
le patron qui semble nous apprécier, dont le fameux
« vin de sucre de canne ».
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